Dans l'acte II, scène 8, Beaumarchais fait entrer en scène le personnage de Bazile qui se livre devant Bartholo à un éloge de la calomnie. Cet éloge de la calomnie a été transposé dans l'opéra Il Barbiere di Siviglia.
Voici en trois colonnes, le texte de Beaumarchais, celui de Cesare Sterbini, sa traduction puis deux interprétations de ce célébrissime air d'opera.
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Le texte de Beaumarchais |
Le texte de Cesare Sterbini |
Traduction du texte de Sterbini |
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La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous
dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux
oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage,
pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal
est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler,
s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un
crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? |
La calunnia e' un venticello,
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La calomnie est une brise, honte. |


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